Le pouvoir de l’intelligence collective

Comment armer l’entreprise d’intelligence collective : de la formation des collaborateurs à la transformation de l’organisation

L’atelier de facilitation, laboratoire d’intelligence collective

Lorsque je prépare mes ateliers de facilitation (workshop), j’aime alterner différentes modalités d’animation, que ce soit sur des solutions digitales comme Beekast, armée de post-its ou avec des activités présentielles de mise en scène. J’aime prévoir des temps de réflexion individuelle tant que collective et je dois admettre que j’ai beau préparer et rejouer le déroulé encore et encore dans mon esprit, ça ne se passe jamais comme je l’avais imaginé initialement… Je ne vous le cache pas, c’est ce que je préfère avec les ateliers ! Je prévois toujours de la marge pour gérer au mieux les imprévus — mais je ne parviens jamais à prévoir l’issue, l’accueil par les participants ni la réussite de l’atelier : la facilitation est par essence antinomique. On prévoit tout, mais on ne contrôle rien. Au contraire, on fait acte de foi à l’égard du collectif — et c’est le collectif qui parfois improvise pour nous. Il n’y a pas d’autre astuce que celle de laisser la magie du collectif opérer. Le résultat, souvent, me stupéfait. En tant que facilitateur, plus on laisse le groupe s’exprimer, entrer en symbiose et connexion, plus les résultats semblent probants et les participants en ressortent enrichis. C’est l’essence de l’intelligence collective.

“None of us is as smart as all of us” — Ken Blanchard (Aucun d’entre nous n’est aussi intelligent que l’ensemble d’entre nous)

Dit comme cela, on pourrait croire que l’intelligence collective se crée d’un coup de baguette magique, en enfermant un groupe de travail dans une salle et en les laissant interagir (une n-ième réunion), mais c’est bien plus complexe. Il existe de bonnes pratiques pour armer le groupe de bienveillance et aider chacun à adopter le bon état d’esprit, afin de créer les conditions d’ouverture qui font émerger et s’épanouir l’intelligence collective.

Au début, il faut de la facilitation : imaginer, préparer et accompagner des animations qui éveilleront les esprits, susciteront des débats, tout en développant l’écoute, le partage et la transparence… Mais pas que ! On peut accélérer la densité des connexions entre participants, en présentiel mais aussi à distance, grâce à des outils digitaux d’animation, comme Beekast. Inversement, un outil ne suffit pas pour créer l’étincelle — l’engagement des participants dans la démarche est clé. Vous l’aurez compris, le diable est dans les détails : facilitation, participants, méthodes d’animation ou outils utilisés… tous sont essentiels pour réussir l’atelier. Un vrai numéro d’équilibriste.

Les meilleurs ateliers auxquels j’ai pu assister ou que j’ai pu animer sont ceux qui ont su mobiliser et maximiser le potentiel de l’intelligence collective. A l’issu d’un atelier réussi, on a l’agréable surprise de constater tout ce que le collectif a découvert, mis en œuvre ou échangé pendant l’atelier. Bien souvent dans ce court laps de temps, les participants parviennent à des solutions et des réflexions d’une profondeur qui excède ce que l’on aurait pu espérer individuellement ou de la part d’une équipe de travail lors de réunions. Comment reproduire les bienfaits collectifs d’un atelier à l’échelle d’une organisation ?

  • Et si, tous les temps collectifs pouvaient être aussi productifs et instructifs que ces ateliers (de fait de vrais temps collectifs) ?
  • Pourrait-on ainsi débloquer des situations à risque, mieux gérer des crises, trouver des solutions innovantes, pour sortir nos organisations d’une possible impasse ou faillite ?

Je vous pose vraiment la question : à quoi ressemble une entreprise qui a compris comment capitaliser sur le plein potentiel de l’intelligence collective, c’est-à-dire sur son intelligence ?

Miser sur le collectif, certes, mais comment ?

Comment tenter l’aventure dans une structure pyramidale, sans tout chambouler ? Avant tout, l’envie de rendre l’entreprise intelligente doit être partagée de tous, tant par le top management que par le reste des salariés : un engagement global. Puis, il s’agit de commencer par des petits pas, dans une logique Kaizen : commencez en petit groupe.

Développer l’intelligence d’une équipe de travail n’est pas non plus un exercice naturel — on pense qu’étant entourés de personnes intelligentes, la question ne se pose pas, mais force est de constater qu’il ne suffit pas d’un groupe pour avoir de l’intelligence collective. Toutefois, à force, l’exercice devient intuitif… Emile Servan-Schreiber identifie les caractéristiques d’un groupe au QI collectif élevé : de la diversité d’opinions (qu’elle soit née de leur formation, historique, milieu d’origine…), une touche d’anticonformisme confortée par une liberté de parole et d’indépendance d’esprit, de la prise de recul pour assembler toutes les informations recueillies sur le terrain, avec objectivité.

Alors le plus simple c’est de commencer par des moments de rencontre dédiés : des ateliers de travailde créativité, facilités par des experts ou encore des temps de formation. Ces moments permettent aux collaborateurs de s’acculturer à ce mode de travail. Puis il s’agira de multiplier ces moments pour, au fur à mesure, faire appel à ces nouveaux réflexes et cet état d’esprit coopératif, au quotidien, lors du travail en équipe, sans facilitation.

Une fois initiés, les collaborateurs ne s’en passeront plus.

Pour se lancer et développer l’intelligence (collective) de votre organisation, commencez donc par revisiter vos formations !

La formation augmentée : libérer l’intelligence collective grâce au digital

Thème du petit-déjeuner CSE* Booster x Beekast du 14 février 2019 chez Wavestone

Le 14 février 2019 à partir de 8h30, la practice People & Change de Wavestone a le plaisir d’organiser son premier petit-déjeuner CSE Booster en partenariat avec Beekast sur le thème de “La formation augmentée : libérer l’intelligence collective grâce au digital”. Ce sera une belle occasion pour (re)découvrir Beekast et vivre une démonstration par la preuve — ainsi que de rencontrer nos experts en Learning & Development.

Vous dire ici comment former au mieux vos collaborateurs serait vain — le learning & development d’une organisation est spécifique et propre à l’organisation en question. Le choix d’un parcours de formation devrait être abordé avec toute la gravité du sujet : dans un monde en profonde mutation, le développement continu des compétences de vos collaborateurs est la clé de la transformation et survie de l’entreprise. Les préférences d’apprentissage peuvent varier selon une multiplicité de facteurs— pour n’en citer que quelques-uns, la culture de l’entreprise, les zones de confort, le métier ou encore les habitudes de l’apprenant. Chaque entreprise, chaque collectif et chaque apprenant a des besoins en formation qui lui sont propres et demandent une personnalisation de l’approche pédagogique, exigeant de revisiter de fond en comble les notions de learning & development. Lors de notre événement de février, nous nous attacherons à explorer une des facettes du learning & development : l’intelligence collective digitale. En particulier, nous explorerons comment libérer l’intelligence collective d’une entreprise en commençant par la formation, grâce à Beekast.

Si vous êtes intéressé(e) pour vous joindre à nous, rien de plus simple, envoyez-moi un petit mot doux à salome.bidaux@wavestone.com !

*CSE Booster stands for Corporate Startup Engagement Booster — notre vocation, accélérer la collaboration et faciliter l’engagement entre nos clients et l’écosystème de startups RH françaises.

Rédigé par Salomé Bidaux, Consultante People and Change

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