Université d’entreprise : un levier puissant de développement des capacités dynamiques

L’équipe RH-Management est fière de féliciter Armand Bahri pour l’obtention de son doctorat en Sciences de Gestion à l’Université Paris Dauphine.

Université d’entreprise : un levier puissant de développement des capacités dynamiques, thèse de doctorat soutenue par Armand Bahri, consultant senior Kurt Salmon

Le vendredi 11 décembre dernier, Armand Bahri, consultant senior au sein de l’équipe RH- Management de Kurt Salmon, a soutenu sa thèse de doctorat à l’université Paris Dauphine, devant un jury composé des Professeurs Pierre Romelaer et Bernard de Montmorillon – Université Paris Dauphine, du Professeur Régis Coeurderoy – ESCP Europe,  du Professeur Cécile Dejoux, CNAM de Paris et Claude Bodeau, associé en charge de l’équipe RH-Management de Kurt Salmon.

Ayant reçu les félicitations du jury, ce travail de recherche met en avant les raisons du recours à des structures et dispositifs de formation interne (qualifiés pour la plupart d’université d’entreprise) et la contribution qu’ils apportent au développement stratégique de l’entreprise.

A travers une série d’entretiens réalisés auprès de plusieurs responsables et de directeurs de formation, puis une démarche statistique centrée sur 140 projets de formation, cette recherche compare les alternatives d’internalisation et d’externalisation de la production de la formation en s’appuyant sur deux cadres théoriques dominants en matière d’analyse des choix de gouvernance : la théorie des coûts de transaction et les théories des ressources et compétences.

Selon les résultats de cette recherche, les universités d’entreprise jouent un rôle de facilitateur / catalyseur de développement des compétences stratégiques de l’entreprise grâce à :

–          Une capacité de coordination entre l’évolution de la formation et celle des situations de travail, des pratiques et des processus internes

–          Une démarche de centralisation de la connaissance organisationnelle au sein d’un lieu de rencontre et de partage entre les experts, les sachants, les communautés de pratique, les formateurs etc.

–          Un apport de méthodes et de dispositifs pédagogiques pour garantir la diffusion optimale des compétences développées en formation

–          Un positionnement intégré dans le métier et le champ opérationnel, permettant de mesurer et de suivre le transfert des compétences dans les situations de travail et d’assurer une démarche d’évolution régulière sur le contenu et le déroulement de la formation.

Ces structures de formation interne ont également un rôle de protecteur / neutralisateur de risques de recours au marché en termes de :

–          Sélection et suivi de la qualité de service des prestataires externes

–          Fuite des connaissances confidentielles

–          Inadéquation du contenu de la formation avec les spécificités de l’entreprise, notamment lorsqu’il s’agit d’un secteur émergent ou en transformation régulière

La décision d’internalisation des activités de production de la formation suit ainsi une logique d’identification des besoins de développement de compétences, de contextualisation de la solution pédagogique et de mise en œuvre efficiente de la formation, s’inscrivant par la même dans un schéma de développement des capacités dynamiques.

Cette recherche a alimenté l’étude réalisée en 2014 par Kurt Salmon sur les universités d’entreprise (cliquez ici pour accéder à l’étude « Observatoire des Universités d’entreprise »).

Pour plus d’informations sur cette thèse, n’hésitez pas à contacter son auteur, Armand Bahri à l’adresse armand.bahri@kurtsalmon.com.

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